South , shoot & adventures
Tunisia
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Il est clair qu’on peut parler de culture, d’éducation et d’entreprenariat et toutes ces choses se combinent dans la nouvelle Tunisie que nous souhaitons tous et dont on veut vous parler aujourd’hui. Leur combinaison se fait grâce aux citoyens qui y vivent et qui en font ce qu’elle deviendra.
Un citoyen de la nouvelle Tunisie, cela peut se comprendre de plusieurs façons et laisse à se poser certaines questions : Quel genre de citoyen voulez vous être ? Et de quoi sera faite cette nouvelle Tunisie ?
De part de notre profession en tant que psychologue et notre évident contact avec la population, nous avons la chance de rencontrer des personnes avec lesquelles on discute du changement dans le pays et du rapport qu’elles entretiennent avec l’industrie et l’environnement.
Ainsi, à mon humble à avis, Je crois que pour être du bon côté de l’histoire, il faut privilégier une citoyenneté qui soit active et donc responsable et avec le terme de citoyenneté, il y a la notion d’appartenance qui est mise en valeur et d’ailleurs si il y a bien une leçon à tiré de toutes les mouvances sociétales en Tunisie c’est bien la réapparition des identités. Par ailleurs , nous constatons qu’en Tunisie, les priorités liées au bien être matériel passe toujours au premier rang aux détriments de certaines valeurs comme le bien être individuel, la qualité de vie et tout ce qui se rapporte à la notion d’environnement sain.les mouvances sociales qui ont eu lieu depuis la révolution accentuent ce processus de changement qui requiert une citoyenneté averti et responsable pour ne pas basculer vers le coté sombre de l’histoire.
Pour ce faire, l’identification des domaines cibles du changement sont multiples et généralement reconnues par les acteurs de la société comme étant indispensables pour tout développement et émancipation. Penchons nous de prime abord sur l’éducation qui est un pilier important pour une réforme radicale car l’accès au savoir est le premier facteur d’émancipation d’une personne et de toute une population dans le sens large.
Le domaine de l’éducation doit être la cible parfaite et un meilleur investissement mais aussi représenté un facteur d’égalité des chances et de justice sociale. D’une autre part, il faut faire de la place au dialogue entre concitoyens, entre générations et privilégier une coopération afin de placer le lien social en ligne de mire.
De ce fait, une sorte de psychologie communautaire est requise pour infiltrer le domaine de la psychologie dite classique qui se terre dans une inertie sans fin. Cette discipline a pour intérêt la santé des individus et des territoires. Il ne s’agit pas d’une approche clinique, centrée sur les caractéristiques individuelles dans une perspective curative, mais plutôt des préoccupations qui concernent les transactions entre les niveaux individuels et collectifs, dans une perspective de Changement social.
Il faut savoir que la santé mentale dépends des caractéristiques individuelles mais aussi sociales et politiques et donc la nécessité d’intervention en faveur du développement des actions de prévention et de promotion de la santé mentale est plus que requise. En effet, La prévention constitue une des missions du psychologue quelque que soit son champ d’activité professionnelle. Il y est particulièrement confronté dans le champ de la santé, de l’éducation et du travail, qui sont des terrains sensibles car politiquement marqués.
Les psychologues auront besoin dans ce cas d’utiliser la compréhension des déterminants sociaux et politiques de la santé mentale afin d’agir pour promouvoir la qualité de vie des individus et des communautés et leurs participations ultérieures au développement des ressources locales. Il s’agit d’identifier des groupes en difficulté voire en situation d’oppression ou de vulnérabilité, d’agir sur le terrain avec la communauté et d’inscrire leurs actions dans une perspective de changement social. En Tunisie, plusieurs psychologues sous estiment leur pouvoir en tant que acteur dans la société civile mais surtout sous diagnostiquent la détresse de la société qui lance un appel au secours incessant aux professionnels dont l’unique ressort est d’être avertis. Le besoin alarmant de spécialistes qui se pencheraient sur les phénomènes sociaux d’actualité s’accroit de nos jours. Les psychologues devront répondre à cette sonnette d’alarme tirée depuis belle lurette pour prévenir et orienter les personnes au sujet des mouvances sociétales dont ils en sont victimes ou témoins.
On emprunterais presque une citation qui disait que Si votre unique outil est un marteau, tous vos problèmes doivent se prendre pour des clous.” Il s’agit bien sûr d’une critique des approches trop réductrices mais aussi de la passivité de certains acteurs potentiels mais latents. Les psychologues devront avoir la conscience de ce pourvoir qu’ils ont d’être acteur que presque tous les problèmes passeraient par le changement social.
By Frida Ben Attia
Crédit Photo : Bilel Ben Taleb
Forum Social Mondial Tunisie 2013
Find sanctuary , find peace !
FRIDA PHOTOGRAPHY
L’antique Chusira “Kessra” de la cité numide faisant partie de l’une des provinces les plus urbanisées du royaume de Massinissa perchée sur un site situé à 1.078 m d’altitude. Un village d’une beauté inouïe qui regorge d’histoire…
Silyanah, Tunisie

Qui suis -je ?
Je ne suis Personne… comme disait Ulysse à Polyphème…Du moins, socialement parlant. Je ne suis pas un auteur à succès, ni un politicien reconnu enfin j’essai de l’être en dépassant le seuil gérable de la connerie. Je n’ai pas d’ancêtres prestigieux à moins que je sois un “Bourguibiste” chevronné ou un “Sebssiste” en sursis . Je ne suis qu’un humain ordinaire dirais le commun des mortels et combien même le Tunisien. Maintenant, si je veux rajouter quelques qualificatifs à ce qui précède, je dirai que je suis un hyper introverti , l’extraversion calibré au grès des évènements, un naïf ou un futé désorienté, un rêveur passif, bref, je suis un CONcitoyen comme vous tous… beaucoup plus à l’aise derrière mon écran qu’avec les personnes. Eh oui! Je suis un “procrastinateur” revendiqué… . Tu penses peut-être que ça ferait de moi un candidat de choix pour le célèbre « Dîner de cons »? Sûrement! Aussi, je milite courageusement pour la revalorisation du préfixe (con) qui représente tout ce qui existe de plus charmant en aucun cas relatif à la notion de Conscience loin de là en plus, je cite Einstein qui disait que « seul un monomaniaque obtient des résultats » donc de là me positionner en acteur je dis Non .
l’hyperbole est poussée à son comble vous diriez ? je ne crois pas que je pourrais être plus subtile en matière de sarcasme uniquement pour me défendre contre une certaine réalité qui me préoccupe. Je ne crache pas dans ma propre soupe, je dis seulement que des fois en rentrant d’une discussion entre jeunes Tunisiens, je résume leur état d’esprit à ce que j’ai décris précédemment. Attention ceci n’est pas une généralisation ou une théorisation sauvage et heureusement d’ailleurs.
Je crois pertinemment que la Tunisie souffre d’une carence et pas des moindres , celle qui frigorifie les esprits qui s’adonnent tantôt à un trolling stérile, tantôt à l’illustration de l’hécatombe d’une société qui se meurt. La Tunisie agonise seulement parce que les jeunes s’éternisent dans une immuabilité accablante.
Quitte à réactiver des réactions allergiques à certains, Je persiste à dire que la révolution se fait dans les têtes et les esprits et les mouvances politiques suivront par la suite. Ceci reste des paroles dans l’air, de la fiction pour des jeunes qui ont besoin d’idéaux pour être acteurs. Le père et le dogme n’ont plus de place dans une société en mouvement. je soupire rien qu’en regardant certains totémisés une idéologie et se perpétuer en théorie alors que la Tunisie est cette terre qui attends d’être semé. Ce fameux idéal ne sert qu’à remplacer la connaissance et la responsabilité individuelle, la responsabilité de chaque âme envers un corps meurtris est justement de le réanimé.
Je ne sortirai pas les répliques “bateau” du genre ” soyez le changement que vous voulez voir dans le monde” mais je crois qu’il est donné à chacun de nous de faire quelque chose pour la Tunisie. L’action citoyenne est définitivement une perspective à adopter afin de mener à bon port ce pays en mal de mer. Un leurre serait de se contenter d’être spectateur du crique gouvernemental et d’attendre bêtement la résolution des problèmes socio-économiques et autres par une politique de l’autisme , une politique de l’omerta et de l’inertie.
Prenez le temps pour penser à ce que vous pouvez faire pour votre pays, toute action quelque soit le domaine cible sera bénéfique. Chacun peut assouvir sa vocation , la partager et l’inscrire dans un élan créateur de changement.
L’inspiration ne manque pas je vous le dis et la Tunisie grouille de jeunes “compétences” dont les aptitudes, le savoir, le savoir-faire et le savoir-être sont mis au service de la nation. Je pense que l’engagement est avant tout moral et que, autant que nous revendiquons nos droits, remplissons tout aussi bien notre devoir. Il ne s’agit pas de créer un cap canaveral Tunisien, ou entraîner un Felix à traverser le mur du son. A ce stade, je dis seulement qu’il faut faire de la place à vos passions, à vos rêves et à tout ce qui vous réussit dans la vie. Le rêve n’aura plus le choix que de se réaliser.
Parce que j’en avais un peu marre de voir mes compatriotes fixer la moitié vide du verre , j’avais décidé il y a bien longtemps que je viderais le verre pour le remplir à ma façon et je ne compte pas m’arrêter d’aussitôt. Je porterais en moi l’espoir d’une jeunesse qui trace son destin et qui s’épanouit contre vents et marées.
By Fridà Ben Attia


Si les oiseaux avaient besoin d’un visa pour leurs migrations, qui autoriserait le chant, bannirait l’hiver ou sélectionnerait le printemps?
Si mon encre devait couler un jour, ça aurait été pour briser cet océan de glace dont les décideurs du pays se pérennisent à entretenir à la chambre froide des damnés.
Candidement, l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 postule que chacun a le droit de « circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un état » mais aussi le droit « à quitter tout pays, y compris le sien et à revenir dans son pays ».
En revenant sur le mythe de la liberté de circulation, on constate amèrement que l’abolissement des frontières est autant un vœux mystique qu’une illusion bien entretenue. Dans un monde où la libre circulation des biens et marchandises connait un sort plutôt satisfaisant, l’Humain est mis en quarantaine par une politique du refoulement instauré par la sacro sainte Union Européenne. L’illusion de la liberté demeure alimentée par ce marché commun, une sorte de balise trompe l’œil délimitant des espaces de libre circulation, un confinement à la limite du sectaire qui plaide paradoxalement une globalisation du monde en traçant des frontières des plus infranchissables.
Aujourd’hui, plus que jamais, l’accès aux droits garantis par la déclaration universelle des droits de l’Homme relève d’une finalité utopique et les atteintes aux droits les plus fondamentaux et aux légitimités les plus basiques se fait monnaie courante. Les politiques paranoïaques se heurtent à une menace perpétuelle, qui est celle des flux migratoires. Le seul mot d’ordre serait de neutraliser et refouler les courants migratoires plutôt que de les enfanter.
La notion de la dite souveraineté nationale est justement l’argument de trop pour justifier qu’aucune nation n’aime à considérer ses « malheurs » comme ses enfants légitimes. Cet état-providence qui est plus objet de fantasme qu’une réalité en soi risquerait, selon les états, d’être « profané » par un vent insécure et hasardeux et mènerait vers le malaise sociétal. Cette tentative de sauvegarde des territoires contre vents et marées et contre les risques et périls politiques comme le terrorisme et racisme, mais aussi sanitaires et démographiques, est vouée d’emblée à l’échec. Ceci est un fait.
Ainsi, la lutte pour la liberté de circulation n’est aucunement la solution miracle pour venir à bouts de toutes les atteintes aux droits comme le droit à la vie, le droit d’asile etc…Pour les population démunis ou celles dont les conditions socio-économiques sont des plus vulnérables , la migration en tant que telle reste le luxe auquel elles aspirent sans pour autant l’atteindre et cela faute de ressources et surtout à cause d’une jurisprudence qui criminalise l’immigration et en fait un délit aux dépends des conventions internationales et en violant le droit reconnu par l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme.
Sur le plan national, la Tunisie est à l’origine de nombreux exodes vers l’Europe. Les chiffres fournis par Frontex (L’Agence Européenne de contrôle des frontières), « dénoncent » que 27 864 Tunisiens parmi 64 261 personnes ont traversés le canal de Sicile via mer en 2011.
Des chiffres beaucoup plus moroses sont à noter durant cette même année 2011, avec plus de 1000 Tunisiens morts et disparus en mer selon le FTDES « Forum Tunisien Des Doits Economiques et Sociaux ».
En période post-révolutionnaire, nombreux sont les Tunisiens qui ont franchis les frontières de leur désarroi pour aller à l’au-delà, c’était pour eux l’Europe ou la mort.
Un arrière gout amer de l’emprise de Ben Ali rappelle aux jeunes l’autorité du père, la loi de l’interdit et la criminalisation de tout affranchissement. L’article 34 de la loi de 2004 postule en effet que « Pour entrer ou quitter le territoire tunisien, les voyageurs sont astreints à emprunter les postes frontaliers destins à cet effet […]. Toute personne de nationalité tunisienne qui ne se conformera pas aux dispositions de l’aliéna précédent est passible des peines prévues à l’article 35 ».
De ce fait les causes qui sont à l’origine de ce déferlement vers l’abîme du néant sont multiples depuis la révolution qui fut une opportunité à saisir pour ceux dont les rêves se racolent aux frontières européennes. De surcroit, le relâchement de la surveillance de la garde nationale et de la police sur les côtes ont facilités le flux migratoire et attiser cette convoitise à quitter le pays dans une quête de bien être et de bonheur. D’un autre coté, le marasme social à l’origine du climat politique instable réactive chez les jeunes les frustrations d’une société de marginalisation et d’exclusion. La fuite s’annonce alors comme ultime remède à l’accumulation de tentations impossibles à réaliser dans l’immédiat.
En effet, opter délibérément pour une traversée en mer représente pour les Harragas une tentative d’aller vers l’incertain qui reste méconnue mieux que de subir l’incertain accoutumé en Tunisie. Le désespoir est certainement le premier générateur d’un passage à l’acte à équivalent suicidaire qui est celui de « brûler » les frontières. Ce qui est frappant c’est que cette envie de cesser de souffrir surpasse le désir de vivre et l’instinct de conservation.
Avec un peu de recul que pourrait prendre chacun de nous, nous nous plierons à l’évidence qu’on est tous des Harragas potentiels, cela n’a rien de blasphématoire car on a tous eu cette idée de plier bagages et de quitter la Tunisie sauf que pour certains les motivations de bases sont différentes de celles des autres.
Un micro-trottoir sera révélateur de ce mal être et unanimement, on consentira qu’il fait plus bon vivre dans ce pays. Au-delà d’un patriotisme inné, l’envie de vivre plutôt que d’exister est en ligne de mire.
La sonnette d’alarme a retentit plusieurs fois, mais « les décideurs » du pays ont décidés de faire la sourde oreille face à la misère, l’exclusion sociale et la harga qui se nourrissent vraisemblablement des mêmes causes.
Cela va de soi qu’un vécu de carence chez un sujet en proie à l’humiliation de la vie et à l’atteinte à sa dignité serait un tremplin pour un projet migratoire aussi « illégal » qu’il soit mais libérateur. Un des mécanismes de défense a proprement dit se manifeste par la résilience qui s’inscrit aussi dans une stratégie identitaire face à l’absence de support institutionnel et contenant social. La volonté de partir est aussi pour certains une quête de reconnaissance, une sorte de rehaussement de l’estime de soi que le chômage ne permet pas. La réalisation de soi est sans doute une finalité parmi d’autre mais cela n’est que la partie visible de l’iceberg à mon humble avis.
Celui qui « brûle » les frontières ne serait il pas entrain de brûler son identité ? Une identité qui serait aussi fragile que les embarcations au large de la méditerranée…
Certains sociologues et autres spécialistes s’entêtent à cataloguer cet appel au secours d’acte délinquant ou suicidaire. Pour ma part, s’embarquer dans une traversée interdite est justement un acte totalement décriminalisé car en absence de châtiment, le pêché n’aura point moyen ni raison d’exister. Tout est relatif, en absences de ressources, de noyaux de réinsertion sociale et de sensibilisation dans les régions les plus « reculées » de la Tunisie. La valorisation des biens matériels au détriment de toute autorité crée l’extrémisme sous ses nuances les plus fines. Reste à savoir que chez certaines « communautés » le migrant se voit attribuer et acquérir après coup ce rôle de modèle à suivre, un héros ultime qui est d’ailleurs le seul à pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. L’imiter ou le suivre, le choix est aussitôt fait en présence d’un terrain prédisposé à la Harga.
On ne fera jamais assez le tour sur la question de la dite « immigration clandestine » tant que tous les facteurs socio-économiques et psychologiques s’enterrent sous la bannière du sujet tabou, un sujet qui fâche, offusquant surtout pour l’UE et ses politiques pseudo-globalisantes. Entre temps, des âmes rêvent d’une vie meilleur, des âmes se meurent pour éteindre le feu en eux par une traversée de milles rêves, une traversée des périls sans fin.
By Fridà Ben Attia
PSYCHOLOGUES 2.0
l’ICT (Institute for creative technologies ) nous revient avec une innovation et pas des moindres. En collaboration avec des chercheurs de l’université de Californie du Sud, l’ICT reconnu pour son système générateur de patients virtuels pour des scénarios militaires spécifique à l’US Army, ouvre le bal avec la naissance d’avatars dont la conduite s’associe à des multiples désordres mentaux dans le but de mettre en place un programme d’entrainement clinique. Une nouvelle technologie surprenante qui met en oeuvre des humains virtuels interagissants avec des thérapeutes via un écran d’ordinateur. Les avatars imitent vraisemblablement les symptômes de patients avec des signes cliniques de troubles psychologiques.
“Comme cette technologie continue de s’améliorer, elle aura un impact significatif sur la façon dont la formation clinique est mené en psychologie et en médecine», explique le psychologue et expert en technologie de la réalité virtuelle Albert Rizzo, Ph.D., qui a démontré par ailleurs les récents progrès de la réalité virtuelle utilisée en psychologie.
Grâce à l’intelligence artificielle, ses humains virtuels sont dotés d’une capacité interactive évoluée permettant d’établir une communication réelle avec des humains en chair et en os.
le programme fut présenté lors de la 120ème convention annuelle de l’APA (American Psychological Association). A l’occasion, Albert Rizoo Rizzo a montré des vidéos de stagiaires en psychiatrie interagissant avec les patients virtuels appelés “Justin” et “Justine”. Justin est un jeune de 16 ans avec un trouble des conduites qui est forcé par sa famille à participer à une thérapie. Justina, quant à elle, est victime d’agression sexuelle. Elle a été conçu pour avoir des symptômes de trouble de stress post-traumatique.
Dans un premier essai, 15 résidents en psychiatrie, ont été invités à effectuer une interaction de 15 minutes avec Justina. Programmé avec le logiciel de reconnaissance vocale, Justina répond aux questions permettant par la suite au résident de faire un diagnostic préliminaire.
Certains patients qui sont à concevoir dans un futur proche sont des vétérans virtuels souffrant de dépression et de pensées suicidaires, dont le recours est destinés principalement aux cliniciens de formation et autres personnels militaires afin de pouvoir reconnaître et évoluer le risque de suicide ou de violence.
Sur le long terme, Rizzo a déclaré qu’il espérait créer un module informatique complet de formation qui dispose d’une bibliothèque variée de patients virtuels avec de nombreux «diagnostics» à l’usage des psychiatres mais aussi pour les “formateurs” dans le domaines des sciences humaines ainsi que les stagiaires.
Ce nouveau né de la nouvelle technologie est certes un brin déshumanisé mais il reste cependant un outil assez intéressant en matière d’entrainement dont le but est de dresser des diagnostics et d’en discuter les différents éléments.
En effet, les patients virtuels sont assez polyvalents et peuvent être disponibles à tout moment, n’importe où. Tout ce dont on peut avoir besoin est un ordinateur.
Par ailleurs, cette innovation reste à mon humble avis un risque à la déshumanisation des sciences humaines, qui vise par dessus tout la compréhension de l’être humain, l’étude de sa psyché et cela grâce à un entretien clinique qui met en oeuvre certaines conduites inébranlables, pierre angulaire de l’entretien clinique, comme l’écoute bienveillante et autres concepts théoriques, surtout que le diagnostic n’est pas un but en soi pour un psychologue.
A moins qu’on me traite d’esprit rétrograde , je reste sur ma réserve quant aux avatars. Le jour où j’en aurais assez de l’humain ,je changerai de cap mais cela ne risque pas d’arriver d’aussitôt. le jour où j’en aurais assez des calembours de la psyché je me retournerai vers ces humains virtuels rien que pour m’entraîner à être trop Humaine.
Liens :
http://www.smartplanet.fr/smart-people/des-humains-virtuels-pour-entrainer-des-psychologues-16190/ via www.apa.org
By Fridà Ben Attia

Mon calepin en ai témoin, mon inspiration fugue souvent et je me retrouve entrain de subir les innombrables caprices des pensées frivoles. Un défilé hétéroclite d’idées qui surgissent et que je vois défiler sans pour autant les saisir. Serait ce mon inconscient qui me joue des tours ?
Assez de lamentations! maintenant que quelques rayons de lumière naissent entre mes doigts assoiffés d’écriture, je me mue et j’écris.
Me contrediriez vous si je vous dis que la société actuelle, ou peut être bien celle de mes rêves, entre dans une phase “florale” de travail sur soi ?
Commençons par le commencement . Une fameuse phrase qu’on croit entendre entre des paroles à l’arrache d’un enseignant,d’un philosophe ou des plus “ordinaire” des hommes, qui par magie, en prononçant un terme aussi mystérieux qu’outrageant , monte sur un piédestal pour clamer haut et fort un connais toi toi-même Descartien. Le plus grecs des grecs nous a pour autant laissé sur notre faim avec cet appel qui raisonne encore et toujours dans le temps.
Pour les psychologues en herbes, les seringues de rappel en ce qui concerne le travail sur soi ne se font pas prier. Vraisemblablement, l’hyperbole est poussé à son comble pour affirmer qu’un psychologue ne pourrait être “Bon” , ne confondez pas le suffisamment bon, qu’en faisant un travail sur soi , une sorte d’introspection des profondeurs jusqu’à aujourd’hui ignorées par lui même. Mais cela n’est en aucun cas le propre d’un psychologue. Cette incitation à l’interrogation sur soi ne s’impose pas moins dans nos sociétés dites modernes surtout que l’élan destructeur de l’essence même de la vie et de la réflexion sur la condition humaine est enclenché. Les nouvelles technologies génèrent un esclavagisme déguisé sous la bannière du modernisme, un esclavagisme qui plaide un humain producteur et non pas connaisseur.
Du même fait, Heidegger (1953) disait :”“Aucune époque n’a accumulé sur l’homme des connaissances aussi nombreuses et aussi diverses que la nôtre. Aucune époque n’a réussi à présente son savoir de l’Homme sous une forme qui nous touche davantage. Aucune époque n’a réussi à rendre ce savoir aussi promptement et aussi aisément accessible. Mais aussi, aucune époque n’a moins su ce qu’est l’Homme”.
En effet, si on s’offrait ce luxe de la réflexion , on assisterait presque à un grand moratoire de l’âme humaine, une sorte de défilé de corps errants qui sont à la poursuite d’une externalité quasi impossible en oubliant tout bonnement que la plus importante des ressources n’est que soi-même, en soi même et de soi même.
je disais un jour , que le plus court chemin pour aller vers soi même est sans doute le chemin dans lequel on se perd pour mieux se retrouver. N’affligeant pas au travail sur soi un caractère complaisant , loin de là,cela demande beaucoup de courage , une réelle prise de conscience aussi bien de soi que des autres et une concrétisation des efforts pour faire mieux , être mieux , savoir Mieux sans pour autant s’obstiner à attraper une vérité qui demeurera toujours ailleurs. Trop d’énergie psychique mobilisée vous diriez ? tant qu’à faire, retourner vers soi est la plus belle des retrouvailles.
Pour une meilleure approche, il est à savoir que ce travail ne s’effectue pas seul , du moins à un stade introspectif avancé , car il met en scène principalement notre SOI mais aussi l’autre à travers une dynamique d’échange via des dispositifs d’intervention multiples aussi bien dans le recours aux thérapeutes, aux institutions psycho-médico-sociales, les groupes de soutien (une fois “la problématique” en question est élucidé) mais aussi le coaching émotionnel etc…
Une science première est celle de connaitre soi même , de renoncer à tout ce qui émane hors de nous pour creuser, remonter à son histoire, défier les censures et coutoyer de plus près le modèle “brute” de notre être le plus cher. A partir de là, on s’instruit avec ce qui nous convient , on parle en connaissance de cause et on évite les fausses routes, les faux semblants et les erreurs de parcours.
Le travail sur soi n ‘est en aucun cas un rituel sectaire issu d’un machiavélisme idéologique, il s’imprime dans les méandres de notre vie comme mouvement de fond pour être meilleur , authentique et émancipé. A partir de là , on décide d’être responsable et acteur de notre propre existence en enterrant ce statut de figurant , manipulable et manipulé enseveli sous le sable mouvant d’une existence en ventouse, d’une existence sans essence, d’une existence orpheline.
*Celui qui se cognoit est seul maistre de soy,et sans avoir royaume il est vraiment roy [APPOLON]
By Fridà Ben Attia

Photo By Leona Goldstein ©
Quand on parle de frontières, les premières images qui nous traversent l’esprit illustrent un mur élevé sourd, renvoyant des échos de voix accablées. Quand on dit frontières, les barreaux se dressent aussitôt enfoncées dans le sol, enracinées dans la chair de la sacrosainte liberté.
La frontière est cette cloison, une sorte de peau morte qui étouffe , nécrose de l’organisme vivant. Une prison à ciel ouvert se dressant contre tout élan rêveur et face à tout élan libérateur.
En évoquant les frontières, nous constatons aussitôt que les limites, requises par un système dictateur jusqu’à la moelle, se dessinent pour ôter à toute personne son droit le plus fondamental, celui de la circulation et arracher le “H” de l’humain en le privant de sa mobilité.
Qu’il en soit ainsi , sur la pyramide de Maslow , l’hiérarchie a omis tout bonnement que la liberté de circulation est aussi élémentaire que le droit à la nourriture et à la sécurité. Une utopie est celle de la reconnaissance d’une dignité allant de pair avec ce droit de mobilité sans contraintes ni limites, les plus invisibles qu’elles soient, les plus détestables mais franchissables.
le Paradoxe de la dite convention de Schengen totémise ce système de domination institutionnalisé et renforce les alibis politiques et A-Humanisés. En bons Paranoïaques qui se respectent , et cela ne tient qu’à mon ironie défensive et revendicatrice, les pays signataires se sont autoproclamés collectivement meilleurs et donc méritant un espace intérieur vaste et sans frontières pour renforcer tout contrôle concernant les frontières extérieures. Ce verrouillage fut et le demeure une notion s’infiltrant dans l’inconscient collectif qui adhère à toute forme de séparatisme et de refus des différences , la peur de l’envahissement est plus que jamais attisée, piégée par leur soif de souveraineté et accablés par des élans défensifs, “l’éthnocentricité” de l’UE brise tout lien interactif avec ce grand AUTRE. De Mal en pie , les frontières sous la Bannière de Frontex ne sont pas uniquement physiques, le virtuel on prend de son compte désormais avec une haute surveillance par un recours à la technologie des radars et des patrouilles maritimes qui refoulent les migrants.
Ainsi Criminaliser les mouvements migratoires cela relèvent d’une mise à terre des droits les plus fondamentaux , un déni du droit d’avoir droit. Cela va malheureusement plus loin si on venait à recenser le nombre de morts en mer qui embarquent à la pourchasse de leur rêves pour finir au fond des océans ou le corps sans âme arrive à “Bon” port pour s’échouer sur une plage ou dans les filets des bateaux-pêcheurs.
Ses quelques lignes me ramènent à l’expérience que j’ai partagé avec mes collègues du psychoclub Tunisie en collaboration avec le FSM (Forum Social Mondial) et le Mouvement Boats 4 People. Un bateau Oloferne a navigué sur les eaux de l’espoir d’un monde sans frontières de Palerme et après une mission d’observation sur l’île de Pantelleria pour jeter enclume sur les rives de Monastir et repartir vers Lampadusa en destination finale. Ce mouvement de mobilisation tient à sensibiliser les personnes autour des conditions de migrations en Europe et en Afrique, à revendiquer un droit et pas des moindres; celui du “Freedom of Movement” ou de la liberté de circulation.
Le message impératif véhicule le besoin de mobiliser les esprits libres, les activistes de tout bord , les familles des migrants , les migrants qui ont réussis à fouler le sol Européen pour finir en esclaves du modernisme et du néoracisme. Ce message est aussi à l’intention de toute personne qui croit en l’humain et à son droit de vivre et survivre sans chaines , à tous ceux qui croient que la différence est loin de léser , elle enrichit .à tous ceux et à toutes celles dont les frontières sont conçues pour être franchis.
A la mémoire de ceux qui périssent en mer chaque année.
By Fridà Ben Attia

Psycho club Tunisie & Boats 4 people le 9 juillet : salle Mahmoud el messaidi — à faculté des sciences humaines et sociales.
…je la respire, je l’intériorise, je la deviens : elle est le sang du soleil qui bout sous ma peau. Elle est l’oxygène dans mes poumons, et mon souffle s’accorde aux grands vents qui l’animent.
Je m’aventure à la rejoindre sur le fil du rasoir qui relie le miroir et le voile de son être profond : son alphabet de muse, et la musique infuse de son âme, sont mis à nus en ce lieu sans adresse où lunes et soleils se confondent, et où l’on chavire de l’ombre à la lumière les yeux clos, dans l’anéantissement de tous les réels apparents.
L’illusion d’être deux ne nous sépare plus : en vérité, je ne suis plus là, ni elle. Ce qui demeure, c’est une seule âme dévêtue de ses deux corps : une Lumière affranchie de son ombre. Ce qui demeure, c’est l’amour enfin réinventé par-delà l’étouffoir de l’espace, le mouroir du temps, le mensonge du visible, et les sept premiers ciels dont elle m’offre le huitième.
Le huitième ciel, extrait